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Salvatore Adamo : trois anecdotes insolites d’une légende de la chanson

Salvatore Adamo : trois anecdotes insolites d’une légende de la chanson

De "Tombe la neige" devenue chant traditionnel au Japon à une scène inattendue avec son fils en coulisses, Salvatore Adamo a partagé sur M Radio quelques souvenirs aussi tendres qu’insolites. Retour sur trois anecdotes qui racontent, à leur manière, l’incroyable parcours de l’artiste.

À plus de soixante ans de carrière et plus de 100 millions d’albums vendus à travers le monde, Salvatore Adamo continue de surprendre. Invité de l’émission Bienvenue Chez Beaugrand sur M Radio, le chanteur s’est livré avec élégance et humour sur certains moments marquants de sa vie d’artiste.

"Tombe la neige", un tube "d’été" devenu folklore japonais

À l’origine, "Tombe la neige" n’avait rien d’un phénomène estival. Comme l’explique Adamo lui-même : "En Belgique, nous sommes des gens logiques, donc c’est sorti en hiver. Mais il y avait un décalage avec la firme de disques française, parce qu’ils n’étaient pas tellement convaincus. Puis, comme le disque est devenu numéro 1 en Belgique, la France a décidé de le sortir... mais en plein mois d’août 1964 [...] donc c’est ce qu’on appelait à l’époque un tube de l’été."

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Dans les années 60, Adamo enregistre le titre dans de nombreuses langues, la mélodie arrive au Japon grâce à une chanteuse japonaise du nom de Koshiji Fubuki, qui tombe sous le charme et l’invite à la télévision en 1967. Le coup de foudre est immédiat entre le public japonais et la chanson.

Au fil des décennies, "Tombe la neige" s’enracine si profondément dans la culture locale qu’elle est parfois considérée comme un chant traditionnel. Salvatore Adamo raconte une anecdote qui en témoigne, vécue lors d'un vol entre Tokyo et Sapporo : "J’entendais une très belle version instrumentale. J’appelle alors l’hôtesse et je lui demande ce que l’on entend. Elle va se renseigner auprès d’une collègue, puis revient en me disant : 'This is Japanese traditional song, 'Yuki ga furu'... C’est bien d’être annexé au folklore, c’est un honneur."

"Ce George(s)" aurait pu s'appeler "Ce Salavatore" !

Derrière la chanson "Ce George(s)", qui raconte l’histoire d’un homme jaloux d’une star adulée (George Clooney), se cache une anecdote très personnelle : "Après un concert, un couple vient dans ma loge. La dame commence à me dire que sa maison était entièrement tapissée de mes photos, des affiches partout... Et à un moment donné, je regarde le monsieur qui faisait la tronche dans un coin, et je me dis que c’était une idée de chanson. Mais je ne pouvais pas, modeste comme je suis, me l’attribuer. Alors je me suis souvenu que mon épouse était une grande fan de George Clooney et je l’ai lui attribuée." Ainsi est né "Ce George(s)", entre humour et autodérision.

Son fils préférait les Beatles !

Être une star adulée dans le monde entier ne garantit pas de passer avant les idoles de ses proches ! Salvatore Adamo se remémore avec tendresse, d’un souvenir marquant vécu avec son fils Anthony lors d'un concert à l'étranger : "Je chantais en Russie en 1982, le jour de l'anniversaire de mon fils Anthony, qui fêtait ses 12 ans. Donc je dis au public : 'Mon fils est là, et c’est son anniversaire !', et tout le monde commence à crier son prénom. Mais mon fils, était en coulisses avec son walkman et il était en train d’écouter les Beatles ! Il n’entendait même pas que le public l’appelait... Donc, pendant que son papa chantait, lui, il écoutait les Beatles !"

Une légende toujours en mouvement

Ces anecdotes, résument bien Salvatore Adamo : un artiste qui aura marqué les époques, tout en restant profondément humain. Aujourd'hui, il continue aujourd’hui d’écrire et de chanter, comme en témoigne son récent double album "Des nèfles et des groseilles".



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