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Dalida : Une icône intemporelle entre gloire et tragédie

Dalida : Une icône intemporelle entre gloire et tragédie

Ce dimanche marque l’anniversaire de la disparition de Dalida, survenue le 3 mai 1987 à Paris. Plus de trente ans après sa mort, la chanteuse reste l’une des figures majeures de la chanson française, dont la carrière et la vie continuent de fasciner.

Née Iolanda Cristina Gigliotti le 17 janvier 1933 au Caire, Dalida grandit dans une famille italienne installée en Égypte. Très tôt attirée par la scène, elle participe à des concours de beauté et tourne dans quelques films au Caire au début des années 1950. En 1954, elle s’installe à Paris avec l’ambition de devenir actrice, avant de se tourner rapidement vers la chanson.

En 1956, Dalida connaît son premier grand succès avec "Bambino". Le titre reste plusieurs semaines en tête des ventes et la propulse immédiatement au rang de nouvelle star de la chanson française. S’enchaînent alors de nombreux succès comme "Gondolier", "Come prima", "Les Enfants du Pirée" ou encore "Itsi bitsi petit bikini", qui lui permettent de conquérir un large public bien au-delà des frontières françaises.

Au fil des années, Dalida enregistre plus de 700 chansons en plusieurs langues. Elle devient une artiste internationale, populaire en Italie, en Espagne, en Allemagne, mais aussi en Amérique latine et au Moyen-Orient. Toujours en phase avec les évolutions musicales, elle traverse les époques : twist dans les années 60, chansons dramatiques dans les années 70, puis disco avec des titres comme "J’attendrai" ou l'iconique "Laissez-moi danser".

Parmi ses plus grands succès figurent également "Paroles... Paroles..." en duo avec Alain Delon, "Gigi l’amoroso", "Il venait d’avoir 18 ans" ou encore "Salma ya salama".

Derrière le succès, la vie personnelle de Dalida est marquée par de nombreux drames. Plusieurs de ses proches disparaissent tragiquement, dont Luigi Tenco, son compagnon, qui se suicide en 1967 après le festival de Sanremo. Profondément affectée, elle tentera elle-même de mettre fin à ses jours peu après. Cet événement marque un tournant dans sa vie, renforçant une image de diva à la fois lumineuse et tragique. Dans les années suivantes, elle connaît d’autres déceptions sentimentales et traverse des périodes de profonde solitude, malgré une carrière toujours active.

Dans les années 1980, Dalida continue de se produire sur scène et enregistre encore plusieurs titres, tout en apparaissant de plus en plus fragilisée. Elle tourne notamment dans le film "Le Sixième Jour" de Youssef Chahine en 1986, avant de se retirer progressivement de la scène publique. Le 3 mai 1987, elle met fin à ses jours dans sa maison de Montmartre. Elle laisse une lettre dans laquelle elle évoque une vie devenue "insupportable".

Inhumée au cimetière de Montmartre, sa tombe est aujourd’hui l’une des plus visitées de Paris. Sa statue, son répertoire immense et ses images iconiques continuent d’attirer des admirateurs du monde entier. Dalida reste une figure majeure de la culture populaire, à la fois icône musicale, artiste internationale et symbole d’un destin hors du commun, mêlant gloire, solitude et légende.



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