La délivrance après des années de silence
Une semaine après la médiatisation de sa démarche pour des faits survenus en 1991, lorsqu'elle avait 16 ans, la figure de France Télévisions a choisi de s'exprimer loin du tumulte. Pour elle, briser le silence est une libération salvatrice : « Maintenant que j’ai parlé, je le vis comme une forme de soulagement », confie-t-elle, expliquant qu'elle cohabitait jusqu'ici avec « la torture du mal ». Celle pour qui l'artiste n'était pas un ami mais « une star » a également partagé le souvenir bouleversant de son réveil après un black-out : « Je le vois, il est en train de remettre mon pantalon comme on habillerait, pardon, mais un mort... ».
Des versions changeantes face à sa vérité
Face aux déclarations des avocats de Patrick Bruel évoquant une relation consentie, l'animatrice ne cache pas son indignation profonde. « Vous imaginez en fait, pour une victime mineure, de s’entendre dire qu’elle était consentante au mal qu’on lui a fait, au drame qu’elle a subi (...) ? Ces allégations, cette diffamation, elle est absolument épouvantable », s'insurge-t-elle. Elle dénonce la versatilité des arguments adverses, y voyant les signes d'une panique évidente : « Quand on détient la vérité, Thomas, quand on détient la vérité, on ne change jamais de version et on ne va jamais dans la surenchère. Jamais ! ». Déterminée, elle étudie désormais la possibilité de lancer des poursuites pour diffamation.
Un combat collectif pour toutes les femmes
Alors que le parquet de Nanterre a rouvert une enquête ce lundi 18 mai en regroupant plusieurs plaintes, Flavie Flament refuse de se laisser intimider. Malgré l'isolement des victimes face à une célébrité qui continue de monter sur scène chaque soir, son objectif est d'ouvrir la voie pour que chaque parole féminine trouve un écho. Quant à un éventuel face-à-face les yeux dans les yeux avec le chanteur au cours de l'instruction, sa conclusion est sans équivoque : « Je suis prête. Ça n’est pas une question d’impatience. Je suis prête comme pour tout le reste ».
A. MAI







































