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“C’est moi la boss” : Marguerite incarne une génération de femmes qui s’impose enfin dans la musique

“C’est moi la boss” : Marguerite incarne une génération de femmes qui s’impose enfin dans la musique

Marguerite s’est livrée sans filtre sur son parcours, ses choix artistiques et, surtout, sur une conviction profonde : celle d’appartenir à une génération de femmes qui n’a plus peur de prendre sa place dans l’industrie musicale.

Invitée au micro de l’émission Bienvenue chez Beaugrand sur M Radio, animée par Christophe Beaugrand, Marguerite s’est livrée sans filtre sur son parcours, ses choix artistiques et, surtout, sur une conviction profonde : celle d’appartenir à une génération de femmes qui n’a plus peur de prendre sa place dans l’industrie musicale.

Derrière ses mots, c’est bien plus qu’une simple promotion qui se dessine. C’est un véritable manifeste.

Une génération qui ne s’excuse plus d’exister

“Les femmes s’affirment… les chansons nous permettent de plus en plus de nous affirmer.” En une phrase, Marguerite résume l’évolution des mentalités. Loin d’un discours isolé, elle s’inscrit dans une dynamique collective où les artistes féminines revendiquent désormais leur voix, leur identité et leur vision.

Cette sororité artistique, elle la revendique pleinement, notamment lorsqu’elle évoque Theodora : “J’adore ce qu’elle fait, j’adore sa musique… j’adore tout en fait.” Une admiration assumée qui tranche avec l’image de rivalité féminine longtemps imposée dans l’industrie.

Aujourd’hui, il ne s’agit plus de se comparer, mais de se soutenir et de construire ensemble une nouvelle norme.

“C’est ma musique” : reprendre le pouvoir dans l’industrie

Avec son titre et son discours, Marguerite pose une ligne claire : elle décide. “C’est ma musique, c’est mes choix, c’est moi la boss.” Une affirmation qui peut sembler évidente, mais qui, dans une industrie encore très codée, reste un acte fort.

Elle évoque d’ailleurs l’exemple d’Héléna et de son titre Mauvais Garçon, soulignant l’importance, à un moment donné, de reprendre le contrôle et d’imposer sa vision artistique.

Pour autant, Marguerite nuance cette posture. Être “la boss”, ce n’est pas imposer sans écouter. C’est trouver un équilibre : écouter son instinct tout en restant ouverte aux échanges avec son équipe. Une manière moderne de redéfinir le leadership féminin, loin des clichés.

Briser le regard masculin dominant

Mais c’est peut-être dans son rapport à l’image que le discours de Marguerite se fait le plus percutant. Son clip, pensé comme une mise à nu, rompt volontairement avec les codes esthétiques habituels.

“On montre vraiment tout, jusqu’aux pores de ma peau”, explique-t-elle. Une démarche authentique, presque brute, qui s’éloigne des standards lissés et souvent sexualisés imposés aux femmes.

Les réactions ne se font pas attendre. Et elles sont révélatrices : “les commentaires négatifs, c’était beaucoup des hommes, sur le physique…” Une critique qu’elle analyse avec lucidité, évoquant un public “habitué à un male gaze permanent”.

En s’en détachant, Marguerite ne fait pas que proposer une esthétique différente : elle remet en question tout un système de représentation des femmes dans la musique.

Un succès porté par le public

Ce qui frappe également dans son récit, c’est la manière dont son titre s’est imposé. Sans stratégie agressive, sans plan marketing ultra-calculé. “Moi j’ai rien eu à faire… ce sont les gens qui se sont emparés du titre.”

Une viralité presque organique, preuve que le public est prêt à accueillir ce type de discours. Un titre engagé, porté par une femme, peut aujourd’hui rencontrer un large public sans être perçu comme risqué.

Son anecdote sur la première diffusion radio, survenue après une panne de voiture avec sa meilleure amie, illustre parfaitement ce moment de bascule : celui où une artiste émergente devient soudainement incontournable.

Une nouvelle ère

À travers son discours, Marguerite ne se contente pas de raconter son histoire. Elle incarne une transition majeure dans l’industrie musicale. Celle d’une génération qui refuse les compromis imposés, qui déconstruit les normes et qui redéfinit les règles du jeu.

S’affirmer, décider, exister pleinement : des actes qui, hier encore, pouvaient freiner une carrière. Aujourd’hui, ils en deviennent le moteur.



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