S'il y en a bien une qui peut défendre les artistes issus des télé-crochets, c'est bien Amel Bent. La chanteuse a elle-même éclos grâce à son passage dans Nouvelle Star, avant de devenir aujourd'hui l’une des coachs de The Voice.
En 2026, la chanson française est largement portée par de nouvelles têtes révélées par la télévision. C’est notamment le cas des artistes issus de Star Academy comme Pierre Garnier, Héléna Bailly, Marine (chanteuse française) ou encore Marguerite (chanteuse).
La jeune Monroe (chanteuse française), 17 ans, représentera quant à elle la France à l’Eurovision Song Contest après avoir remporté Prodiges. Sans oublier les stars révélées par The Voice comme Louane, Kendji Girac ou encore Slimane.
Pourtant, ces parcours dans des émissions populaires ne sont pas toujours bien perçus par le public ou par certains professionnels du milieu. Si les mentalités ont évolué au fil des années, certains aprioris persistent encore.
“On ne misait pas beaucoup sur leur crédibilité”
Un sujet sur lequel Amel Bent s’est exprimée lors de son passage dans le podcast Conversations avant la fin du monde, disponible sur YouTube.
« J'ai l'impression quand même qu'à l'époque des premières "Nouvelle Star" et "Star Academy", on ne misait pas beaucoup sur la crédibilité des artistes qui sortaient de là »
a expliqué celle qui s’est fait connaître grâce au tube Ma philosophie en 2004.
« Il y avait ce truc de dire que comme ce ne sont pas des artistes qui ont galéré, qui sont passés par la petite porte, ce ne sont pas de vrais artistes. Je l'entendais beaucoup »
Des critiques que la chanteuse comprend… sans les partager
La coach de The Voice, qui prépare actuellement un projet surprise, a tenté de comprendre l’origine de ces critiques.
« Je pense que le côté : tu gagnes, tu as un album qui est déjà tout prêt parce qu'il faut aller vite avant la saison d'après (...) tu n'es pas un artiste. Pas seulement parce que médiatiquement on t'a fabriqué, tu n'es pas un artiste parce que tu n'as pas pris le temps de faire la musique. »
Selon certains détracteurs, les candidats seraient donc façonnés par les maisons de disques plutôt que de construire eux-mêmes leur univers musical. Une interprétation que la chanteuse ne partage pas.
« En fait, tout ça ce n'est pas vrai. Ça peut l'être pour certains profils qui ne se sont peut-être pas encore trouvés musicalement et qui ont besoin d'être très accompagnés. »
“J’ai fait l’album de mes rêves”
Au contraire, Amel Bent assure avoir bénéficié d’une grande liberté artistique à la sortie de Nouvelle Star.
« Je prends mon exemple à moi. Moi j'ai fait l'album de mes rêves. Je suis arrivée dans un label où on m'a dit : "Avec qui tu veux bosser et prends le temps qu'il faut" ».
Pour son premier album, la chanteuse a ainsi collaboré avec des figures majeures du rap français comme Diam's et Kery James, tout en allant chercher des artistes encore inconnus.
Des profils bien plus variés qu’on ne le pense
Si les nouveaux talents bénéficient aujourd’hui d’une exposition médiatique immédiate grâce à la télévision et aux réseaux sociaux, cela ne signifie pas pour autant qu’ils manquent de crédibilité artistique, insiste la chanteuse.
« Il y a des artistes qui arrivent aux télé-crochets, ils ont déjà 18 albums en vrai. Ce sont des auteurs, des compositeurs, des musiciens. »
Avant de conclure :
« Il n'y a pas un seul profil. Il n'y a pas des gens qui font des télé-crochets et les autres. C'est faux. »
Avec cette prise de parole, Amel Bent rappelle que les télé-crochets ne sont pas seulement des tremplins médiatiques, mais aussi de véritables portes d’entrée dans l’industrie musicale pour toute une génération d’artistes.







































