Votre ville : PARIS | Changer de ville

Patrick Bruel se confie sur le nouveau rôle de Jean-Jacques Goldman aux Enfoirés : "Il a toujours un oeil sur ce qu'on fait"

Patrick Bruel se confie sur le nouveau rôle de Jean-Jacques Goldman aux Enfoirés : "Il a toujours un oeil sur ce qu'on fait"

10 ans après son départ, le chanteur reste très proches des anciens !

L’édition 2026 des Enfoirés a été une véritable réussite. Entre les figures historiques devenues des mentors naturels pour la nouvelle génération et l’arrivée de jeunes artistes en pleine ascension comme Héléna ou Styleto, le spectacle a une nouvelle fois prouvé sa capacité à rassembler tous les publics.

Malgré quelques polémiques — notamment les critiques de Dave, qui regrettait le choix d’intégrer de jeunes talents alors qu’il souhaitait lui-même participer — la troupe a su maintenir le cap. Car au-delà des débats, l’essentiel demeure : servir la cause des Restos du Cœur et perpétuer un héritage artistique unique.

Un héritage signé Jean-Jacques Goldman

Pendant des années, le véritable pilier des Enfoirés était Jean-Jacques Goldman. Même s’il n’est plus monté sur scène avec la troupe depuis maintenant dix ans, son empreinte reste indélébile. Celui qui a longtemps dirigé artistiquement le spectacle a façonné son ADN : exigence musicale, esprit collectif, autodérision et mélange des générations.

Aujourd’hui encore, les “anciens” de la troupe veillent à préserver l’héritage de l’interprète de Je te donne. Et parmi eux, difficile de trouver un témoin plus légitime que Patrick Bruel.

Patrick Bruel, témoin privilégié de l’histoire

Présent depuis 1993, l’interprète de "Casser la voix" n’a jamais manqué une édition — un véritable tour de force. À 66 ans, il fait figure de pilier et de mémoire vivante du spectacle.

Interrogé par Purecharts, il revient avec émotion sur l’influence durable de son ami :

« Les règles insufflées, installées par Jean-Jacques, et tout ce qu'on a construit est tellement solide que les codes sont là. Les gens savent, ils viennent servir une cause, jouer le jeu, accepter l'autodérision, accepter de se mélanger avec des gens, accepter de faire des duos improbables... »

Pour lui, la force des Enfoirés repose justement sur ces codes immuables : la solidarité avant l’ego, le collectif avant la performance individuelle.

Toujours présent, même dans l’ombre

Si Jean-Jacques Goldman s’est retiré du devant de la scène, il n’est pas pour autant totalement absent. Loin des projecteurs, il continue de suivre attentivement l’évolution du spectacle.

Patrick Bruel le confirme :

« Oui, de temps en temps, bien sûr. Il a toujours un œil sur ce qu'on fait. Il laisse des petits messages. »

Un rôle discret mais symboliquement fort. L’ancien leader artistique reste un repère moral et artistique pour la troupe.

L’artiste se souvient aussi avec nostalgie de leur complicité :

« Moi, j'aimais bien quand il était mon copain de vestiaire. C'était cool parce qu'on commentait tout ce qui se passait. C'est drôle d'avoir une telle force, une telle personnalité, pour qu'on ait la sensation qu'il est vraiment tout le temps là. Les codes sont là et les codes ne changent pas. »

Une transmission réussie

Dix ans après son retrait, l’empreinte de Jean-Jacques Goldman demeure intacte. Les nouvelles recrues, comme les artistes confirmés, s’inscrivent dans une continuité construite avec exigence et bienveillance.

L’édition 2026 des Enfoirés l’a encore prouvé : si les visages changent, l’esprit reste le même. Et tant que les artistes continueront de défendre la cause avec la même sincérité, l’héritage laissé par Goldman continuera de vivre, sur scène comme en coulisses.



M Radio
Vous écoutez M Radio
Radio Non Stop