Il sera le 6 avril prochain à l’affiche de son nouveau film Pourquoi j’ai pas mangé mon père, adapté du livre de Roy Lewis : « Moi, ce que j’aime dans ce film c’est que j’y retrouve tous les thèmes qui m’ont touché profondément : l’exclusion, la différence, l’amour, l’amitié évidemment et puis, effectivement, le pouvoir… ».
Il avoue faire se retrouver dans le héros Edouard : « Dans le film, le roi n’assume pas d’avoir un enfant malingre à présenter au peuple. Il s’en débarrasse. C’est arrivé certainement à plein d’endroits. La différence entre Edouard et moi, c’est que moi j’ai été aimé tout de suite par ma mère, par mon père, et exclu après. Exclu à cause de ma taille d’abord, ensuite de mon handicap, puis de ma tête. ».
Dans cet entretien, il évoque aussi des anecdotes sur sa paternité, ou sa mère.
Par exemple, il raconte que sa mère n’arrive toujours pas à prononcer le prénom de son fils, Léon : « Ma mère n'arrive toujours pas à le dire. Elle l'appelle Ali, son deuxième prénom. »
Même s’il apparait en costume cravate, les yeux levés vers le ciel sur la couverture du mensuel masculin, Jamel Debbouze n’oublie pas d’où il vient : « Je fais gaffe à ça, rester au contact de la vérité, du sol. Le hall de bâtiment, c'est là que j'ai appris à danser, c'est là que j'ai entendu Nova pour la première fois, que j'ai embrassé une fille… Je crois que, quand tu es né pauvre, tu le restes un peu toute ta vie dans ta tête. »
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