Dix-sept ans après la disparition d'Alain Bashung, un projet musical lui rend hommage avec un casting impressionnant. Le double album C'est la faute à Bashung est paru le 6 novembre 2026, porté par le parolier Boris Bergman et le chanteur Arca. Trente-deux interprètes y ont participé, de Francis Cabrel à Carla Bruni, en passant par Jean-Louis Aubert, Pierre Richard, Béatrice Dalle ou encore Dave. Mais une absente fait parler : Sheila.
Un coup de téléphone qui a mal tourné
Pour constituer le casting de l'album, Boris Bergman a contacté directement de nombreuses personnalités. Lorsqu'il a approché Sheila, l'idée lui semblait séduisante : faire chanter à la star un titre de Bashung aurait créé un contre-emploi amusant. L'accueil a pourtant été glacial.
Selon le site public.fr, le parolier a raconté l'anecdote lors d'un entretien : « J'ai proposé à Sheila de chanter un truc de Bashung. Je trouvais ça amusant. Mais elle n'a pas voulu. Je me suis même fait gronder : Qui est-ce qui vous a donné mon numéro de téléphone ? » Boris Bergman a pris la chose avec philosophie, estimant simplement que tous les artistes ne partagent pas « le même sens de l'humour ».
Un album né en dehors des circuits traditionnels
Le projet a connu un parcours semé d'embûches. Lancé en 2020 en pleine pandémie, il a d'abord essuyé le refus des maisons de disques, qui le jugeaient trop risqué et trop complexe sur le plan des droits. Cette mise à l'écart a finalement joué en faveur des concepteurs : libres de toute contrainte industrielle, ils ont imposé une méthode de travail stricte. Chaque participant recevait des orchestrations rock clé en main, sans possibilité d'y substituer ses propres arrangements.
Francis Cabrel a été le premier à donner son accord, par simple courriel, avant d'enregistrer le morceau C'est la faute à Dylan depuis ses studios d'Astaffort. Jean-Louis Aubert a réinterprété La fille de la maison des dunes. Emma Daumas a posé sa voix sur Reviens va-t'en, une chanson de 1981. Des comédiens comme Pierre Richard et Patrick Chesnais ont également accepté de chanter, guidés en studio par Boris Bergman avec pour consigne de s'inspirer des seconds rôles emblématiques du cinéma français.
Vingt-six titres, dont de nombreuses faces B oubliées
Au total, le double album regroupe vingt-six morceaux. L'ambition affichée est de redonner une seconde vie à des titres méconnus du répertoire de Bashung. On retrouve ainsi Jennifer Ayache, du groupe Superbus, sur le titre Fan, Mareva Galanter sur Le pôle Nord, ou encore Lambert Wilson et Didier Wampas parmi les participants. Chloé Mons et Poppée Bashung, la fille du chanteur, ont également apporté leur contribution au projet.
L'album alterne entre des classiques comme Gaby ou Vertige de l'amour et des faces B largement méconnues du grand public. Un disque qui, selon ses concepteurs, illustre la modernité intacte d'une œuvre qui continue d'inspirer les générations.







































