Pendant des décennies, Julien Clerc a incarné l'une des grandes figures de la chanson française. Pourtant, derrière cette image lisse, le chanteur reconnaît avoir traversé une période marquée par les excès, à une époque où la consommation de cocaïne était fréquente dans le milieu artistique. Dans un entretien accordé au Monde, il est revenu avec une grande sincérité sur ces années :
"C’était un truc de posture, de fête. Il y avait un peu de plaisir... Oui, on sous-estime toujours le plaisir de ces choses addictives. J’aimais bien mélanger ça avec l’alcool, pour jouir de ma vie."
Le chanteur s'est rendu compte que ses excès avaient un impact très négatif, notamment sur sa voix et sa capacité à assurer ses shows :
"J’ai eu des périodes où j’étais moins en voix. Elle a souffert de la cocaïne, dans les années 1980, elle n’était plus placée comme il le fallait, je passais en force [...] Ça n’a pas été bon ! Ça coulait dans le fond de la gorge, ça n’aidait pas mes problèmes ORL. J’étais jusqu’alors comme un sportif très doué, qui ne travaillait pas assez. Donc je ne pouvais plus chanter sans cocaïne. Mais le plaisir n’était pas vraiment là et je m’en suis débarrassé très vite."
Une addiction qui appartient au passé
Invité sur Europe 1, Julien Clerc affirme cette période appartient désormais à un passé lointain :
"Je me suis rendu compte que ça ne m’apportait pas grand-chose si vous voulez. J’ai de la chance, je ne suis pas très addictif comme personne. Maintenant je suis addict à la musique, et puis à la femme que j’aime."
Des confidences poignantes, qui témoignent du chemin parcouru par l'artiste et de son regard lucide sur une période qu'il ne cherche plus à cacher.







































