Grand Corps Malade se confie sur l'évolution de son écriture : "J'ai progressé mais je n'écris pas mieux qu'avant"

Grand Corps Malade se confie sur l'évolution de son écriture : "J'ai progressé mais je n'écris pas mieux qu'avant"

Véritable poète moderne, il est l’un de ceux qui ont fait entrer le slam dans le vocabulaire du grand public. Après plus de 20 ans de carrière, l’artiste est devenu une figure incontournable, respectée autant pour ses textes que pour son parcours.

Grand Corps Malade continue d’imposer son style unique dans le paysage de la chanson française. Véritable poète moderne, il est l’un de ceux qui ont fait entrer le slam dans le vocabulaire du grand public. Après plus de 20 ans de carrière, l’artiste est devenu une figure incontournable, respectée autant pour ses textes que pour son parcours.

Invité de Christophe Beaugrand dans l’émission Bienvenue chez Beaugrand sur M Radio, il est revenu en détail sur son évolution artistique, son rapport à l’écriture et ses débuts dans le monde du slam.

Une écriture qui évolue sans se renier

S’il reconnaît avoir grandi en tant qu’auteur, Grand Corps Malade reste très lucide sur son évolution :

« J’espère avoir progressé et être plus exigeant, mais la fraîcheur que j’avais il y a 20 ans, je ne l’ai peut-être plus aujourd’hui. C’est pour ça que je ne pense pas écrire mieux qu’avant. »

Une déclaration honnête qui illustre bien sa vision de la création : pour lui, l’écriture n’est pas une compétition contre son passé, mais une continuité artistique faite d’expérience et de sensibilité.

Il nuance toutefois en soulignant ce qu’il a gagné avec le temps : davantage de rigueur et d’exigence dans la construction de ses textes.

Garder la faim et la passion avant tout

Pour l’artiste, l’essentiel ne se résume pas à la performance technique, mais à l’envie de créer :

« Si t’as l’expérience d’un daron et que tu gardes cette envie et cette faim d’écrire, c’est déjà tout gagné. »

Une philosophie simple, qui résume son rapport à la musique : rester habité par la passion, même après des années de carrière et de succès.

La claque fondatrice du slam

Grand Corps Malade est également revenu sur sa première rencontre avec le slam, un moment décisif dans sa trajectoire artistique.

« J’ai un pote qui connaissait et qui était spectateur qui a perdu un pari avec un autre pote et il devait slamer dans un café et je l’ai accompagné. Je me suis posé dans ce café et je me suis pris une claque. »

Cette découverte se déroule dans un café où se tient une scène mensuelle. Impressionné, il se fixe alors un objectif clair :

« Je me suis donné pour mission d’y retourner le mois prochain pour slamer. »

De cette révélation naît son premier texte et ses débuts sur scène, marquant le point de départ d’une carrière qui allait profondément transformer le slam en France.

Une trajectoire construite entre intuition, travail et passion, où Grand Corps Malade continue de rappeler que l’évolution artistique ne signifie pas forcément écrire “mieux”, mais écrire différemment, avec plus de vécu.