C’est une polémique inattendue qui mêle musique, politique et intelligence artificielle. Le 14 avril 2026, une vidéo parodique mettant en scène Donald Trump a largement circulé sur les réseaux sociaux. Sur les images, créées par IA, on voit l’ancien président américain détourner le célèbre titre "Voyage, voyage" de Desireless pour évoquer un sujet brûlant : le blocus du détroit d’Ormuz. Rapidement relayée, notamment par un compte lié à l’ambassade d’Iran, la séquence a pris une tournure très politique.
Mais du côté de l’artiste française, le ton est tout autre. Interrogée sur cette utilisation de son tube emblématique, Desireless n’a pas mâché ses mots : "J'ai eu droit à tout, j'ai eu droit à Macron... [...] Je refuse qu'on utilise ma chanson sans mon avis, encore moins les politiques". Habituée aux reprises de son hit des années 80, elle fait ici une distinction claire entre hommage artistique et récupération idéologique.
Car cette vidéo ne s’inscrit pas dans un simple registre humoristique. Elle intervient en pleine tension internationale entre les États-Unis et l’Iran, où la communication passe aussi par des contenus viraux. L’utilisation de l’intelligence artificielle dans ce cadre soulève ainsi des questions sur les limites entre création, manipulation et propagande. À l’heure où les images et les sons peuvent être détournés assez facilement, cette réaction résonne comme un avertissement.







































