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Nagui et "Taratata" taclés par Sarah Knafo : "le rôle de l'Etat n'est pas de financer..."

Nagui et "Taratata" taclés par Sarah Knafo : "le rôle de l'Etat n'est pas de financer..."

La politicienne Sarah Knafo a encore une fois chargé Nagui et son émission musicale culte, "Taratata", en critiquant l'existence même de l'audiovisuel public.

L'audiovisuel public est une fois de plus dans la tourmente, depuis la commission d'enquête ultramédiatisée pilotée par le rapporteur Charles Alloncle. Une commission dont le but semble clair : faire tomber l'audiovisuel public (Radio France et France Télévisions) accusé de coûter trop cher à l'Etat et aux français. Forcément, plusieurs personnalités de la télévision, dont certaines proches de la chanson française, se retrouvent dans la tourmente et parmi elles, on trouve notamment Nagui et son émission "Taratata", accusés par la politicienne Sarah Knafo (Reconquête) de coûter bien trop d'argent.

La députée européenne, qui a récemment subi une cuisante défaite lors des élections municipales à Paris, était invitée le 4 mai sur le plateau de CNews, où elle a pu se lancer dans une très longue diatribe contre l'audiovisuel public, en plaidant pour la privatisation des chaînes de France Télévisions, et des fréquences de Radio France. 

Aujourd'hui, n'importe qui peut créer sa chaîne avec son téléphone et son ordinateur. On n'est plus du tout dans une période où ça nécessite autant d'investissement public. La raison d'être économique a disparu. [...] Moi, je considère que le rôle de l'État n'est pas de financer Taratata et Fort Boyard.

Sarah Knafo avance que l'état prioriserait mal ses dépenses, qui devraient selon elles plutôt être concentrées sur les militaires qui "doivent se payer leur équipement eux-mêmes", ou sur les policiers qui "vivent dans des commissariats insalubres". Priorité à la police et à l'armée plutôt qu'à la culture donc, voilà qui ressemble comme deux gouttes d'eau à l'action de tous les régimes dictatoriaux de ces 100 dernières années. De plus, pas sûr qu'on puisse tourner des programmes cultes comme "Taratata" avec un téléphone...

Ce que la politicienne oublie de préciser, c'est qu'à l'heure où la désinformation est omniprésente, des chaînes publiques, qui mettent en avant la culture, à travers des émissions comme "Taratata" ou des documentaires comme "Arte", permettent justement de s'ouvrir sur le monde et sa culture, et de continuer à garder son esprit critique éveillé. 



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