En revenant sur des souvenirs de jeunesse, Helena Noguerra a évoqué ce mardi 5 mai sur le plateau de France 2, une facette méconnue de son éducation : l'art de "se servir" dans les grandes enseignes. Avec beaucoup d'humour, elle explique que pour sa mère, subtiliser des objets dans les multinationales était presque un acte politique. "C'était mon éducation", confie-t-elle avec recul, en précisant que cette pratique répondait à une règle morale précise : "On ne pouvait pas voler les privés ou les petits magasins, mais on pouvait voler les grosses structures, puisqu'ils étaient eux-mêmes des voleurs."
Dans l'intimité du foyer, l'imagination de sa maman ne semblait avoir aucune limite. Helena Noguerra se souvient de dîners animés où le romanesque s'invitait à table. "On a vécu avec des scénarios que ma mère faisait, où elle nous expliquait comment elle allait faire pour voler 30 millions à la Banque de France", s’amuse la chanteuse. Sa mère allait jusqu’à imaginer ses futurs déguisements et le déroulement des braquages. Dans les rayons des grands magasins, le discours était tout aussi clair : "De toute façon, ils nous oppressent, donc on peut se servir". Une transmission singulière qui a longtemps accompagné la comédienne.
Le regard d'un fils pour changer de voie
Si ces habitudes ont perduré durant des années, c’est l’amour maternel et la droiture de son fils, Tanel Derard, qui ont finalement provoqué un déclic. La chanteuse raconte avec émotion le moment où son propre enfant a découvert son petit manège. "Il m'a dit : 'Maman, mais tu as volé'", se souvient-elle. Ce cri du cœur, teinté de choc, a agi comme un véritable éveil pour Helena Noguerra : "C'est lui qui m'a éveillée. J’ai arrêté la transmission." Aujourd’hui, si elle confie avec malice se féliciter encore parfois lorsqu’elle ressort les mains vides d’une boutique, elle assure fièrement : "Je ne prends plus jamais ce qui n'est pas à moi." Une belle leçon de vie où les rôles s'inversent pour le meilleur.







































