Lou, la fille de Maurane, exprime sa terrible douleur

Lou, la fille de Maurane, exprime sa terrible douleur

« Ne m'abandonne pas. Pas maintenant. »

Les funérailles de Maurane ont eu lieu hier à 17h, en l'église Notre-Dame-des-Grâces, à Woluwe-Saint-Pierre, une commune de Bruxelles. De nombreuses personnalités étaient présentes : Françis Lalanne, Zazie, Pascal Obispo, Michel Fugain, Maxime Le Forestier, Catherine Lara, ou encore Muriel Robin. Laurence Boccolini, elle, avait annoncé ne pas pouvoir assister aux funérailles, trop bouleversée pour vivre cet évènement.

Pendant la cérémonie, Lou, la fille unique de Maurane, a fait un discours bouleversant. Le journal La Libre Belgique rapporte ces mots déchirants : « Au nom de nos familles où chacun pourra remplacer mes souvenirs par les siens, je ne sais pas pourquoi je prononce ce texte aujourd'hui puisque tu vas revenir. C'est absurde, c'est étrange. Ta disparition me fait grandir comme elle me projette quinze ans en arrière. Des souvenirs rangés dans un tiroir que je n'ose pas encore ouvrir tout à fait. Je peux seulement les apercevoir. Je redoute le moment où tu commenceras à me manquer vraiment. Le petit foulard imbibé de ton parfum avec lequel je dormais lorsque tu partais en tournée. Un fou rire lors d'une balade à la mer lorsque je m'étais fait attaquer par une vache en voulant cueillir une jonquille pour te l'offrir. Les comtes d'Audouin, les Bernard-l'hermites, les étoiles d'araignée, les peluches que tu m'achetais pour les offrir à toi-même. Ta main sur la mienne en attendant l'opération des yeux. Ta voix au téléphone : 'Ma choute'. Ton impatience, mon agacement. Ta honte de mal faire, ton isolement. Ma souffrance de ne pas avoir eu le temps de te dire que je t'aimais. Ma pudeur, mon mutisme face à ta mélancolie. Je te vois maintenant. Je peux voir la personne que tu étais. Je n'ai pas assez d'un corps pour ressentir la douleur que j'éprouve. J'aimerais te serrer dans mes bras. J'aimerais tout faire pour toi. J'aimerais que tu reviennes. Je commençais seulement à grandir et tu ne m'as pas laissé le temps de t'emmener faire le plus beau des voyages et tu t'en es allée seule. Ne m'abandonne pas. Pas maintenant. Je voudrais que tu berces mes enfants, que tu sois fière de moi, de nous. Ne m'abandonne pas. Il y a tant de choses que j'aimerais te dire moi aussi. »