C’est aujourd’hui l’une des figures légendaires du cinéma français mais ca n’a pas toujours été le cas.
A 92 ans, il revient sur ses 65 ans de carrière dans l’Est Républicain : « Il y a une partie de chance, de coïncidence, de hasard. Dans tout ça il y a beaucoup de laissés pour compte. Vivre de ce métier est déjà très prétentieux. Tous les comédiens connaissent ce passage à vide. Parfois, c’est le désert ».
Il revient d’ailleurs sur son passage à vide : « A une période, on ne me proposait plus rien. Il m’est arrivé de faire des films minables juste pour pouvoir manger. Une fois, le film n’est même pas sorti tellement il était nul ».
Mais c’est un autre comédien, qui lui a permis de s’en sortir, Louis De Funès : « J’ai bénéficie de son aura. Pour la petite histoire, je me rappelle qu’il avait insisté pour que mon nom apparaisse à côté du sien au-dessus de l’affiche des Gendarmes. Je n’oublierai jamais ça ».
En attendant, Michel Galabru monte tous les soirs seul sur scène dans ‘Le Cancre’ : « Il y en a beaucoup sur terre qui vont travailler sans que ça leur plaise vraiment. L’artiste, quel qu’il soit, pour lui, ce n’est pas une corvée. La scène, c’est une sorte de super-récompense. Même s’il est parfois difficile de gagner sa vie, que ce n’est pas toujours amusant, que le public peut être ingrat, c’est un privilège énorme de pouvoir monter sur scène ».






































