Claude François : Prisca, son ancienne danseuse, évoque les derniers instants du chanteur

Claude François : Prisca, son ancienne danseuse, évoque les derniers instants du chanteur

Ancienne Claudette et proche de Claude François, Prisca revient avec émotion sur le jour de sa mort en 1978 et livre un témoignage bouleversant.

Figure emblématique des Claudettes, Prisca, de son vrai nom Nadine Ligeron, a partagé la scène de Claude François pendant plus de cinq ans. Invitée à se confier dans les colonnes de Gala, elle revient aujourd’hui sur un souvenir profondément marqué : la disparition brutale du chanteur, le 11 mars 1978. Un moment qu’elle décrit encore avec une vive émotion, plus de quarante ans après les faits.

Ce jour-là, tout bascule en quelques instants. Alors que les danseuses s’apprêtent à enregistrer une émission aux Buttes-Chaumont, l’annonce tombe soudainement. Prisca se souvient de la panique, des visages bouleversés et de l’incompréhension générale : "On attendait que le téléphone sonne pour nous dire : 'C’était une fausse alerte, tout va bien.' Mais on a eu une mauvaise nouvelle. [...] Sa mort a été très dure."

Très vite, l’inquiétude laisse place à la réalité. Les Claudettes se rendent au domicile de l’artiste, mais n’ont pas immédiatement accès à la chambre où repose Claude François. C’est finalement le lendemain que Prisca parvient à entrer dans la pièce : "J'ai hésité à y aller. Quand je suis entrée dans la chambre, ça a été terrible". Dans un silence total, elle se recueille auprès de celui qu’elle accompagnait sur scène depuis 1973 :

"L’appartement était silencieux et sombre. Les rideaux avaient été tirés pour éviter les photos de paparazzi. L’odeur était particulière. Claude était allongé sur le lit, vêtu de son magnifique costume bleu nuit en velours. Son visage était reposé. J’avais l’impression qu’il dormait [...] Je me suis agenouillée à côté de lui, j’ai glissé ma main sous la sienne et je ne l’ai pas quittée de l’après-midi. C’est bizarre, peut-être que c’est dans la tête, mais j’avais l’impression de communiquer avec lui. Je lui ai promis sur son lit de mort que je continuerai les écoles de danse et que je transmettrai ses chorégraphies."

Un témoignage intime qui rappelle à quel point la légende de Cloclo continue de marquer celles et ceux qui l’ont côtoyé de près.



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