Kyo : le groupe revient sur la longue pause, « On a eu peur de se faire oublier »

Kyo : le groupe revient sur la longue pause, « On a eu peur de se faire oublier »

Une pause de huit ans, durant laquelle le groupe a sérieusement craint de disparaître du paysage musical.

Après plus de 20 ans de carrière, Kyo continue de remplir les salles et de rassembler toutes les générations. Mais derrière cette longévité impressionnante se cache une période de doute et d’incertitude : une pause de huit ans, durant laquelle le groupe a sérieusement craint de disparaître du paysage musical.

De retour sur le devant de la scène avec l’album Ultra Violet, sorti le 31 octobre 2025, et l’annonce d’un concert événement à Paris La Défense Arena en mars 2027, Benoît Poher et Nicolas Chassagne étaient invités sur M Radio, dans l’émission Bienvenue chez Beaugrand avec Christophe Beaugrand. L’occasion pour eux de revenir sans filtre sur cette période charnière de leur carrière.

Car mettre sa carrière entre parenthèses quand on a connu un succès aussi massif que celui de Kyo n’a rien d’anodin. Le groupe reconnaît avoir traversé cette pause avec une réelle angoisse :

« On a eu peur de se faire oublier et le public était encore là. On ne faisait pas les fiers, on avait très peur », confient-ils.

Une crainte d’autant plus forte que, dans l’industrie musicale, rien n’est jamais acquis. Après des années de tubes et de tournées, Kyo savait que le retour serait un pari risqué. Leur premier single après cette longue absence, « Le Graal », symbolise parfaitement cet état d’esprit :

« Le Graal, c’était un pari audacieux », expliquent-ils.

Un pari finalement gagnant. Contre toute attente, le public répond présent, offrant au groupe ce que Benoît Poher et Nicolas Chassagne considèrent aujourd’hui comme une seconde carrière :

« Ça nous a permis d’avoir une seconde carrière », reconnaissent-ils avec lucidité.

Cette période a aussi rappelé au groupe la fragilité du succès. Plus tôt dans l’interview, ils évoquent d’ailleurs l’absence de véritable filet de sécurité dans leur métier :

« On a des responsabilités, si ça s’arrête, on n’a pas vraiment de plan B. »

Une honnêteté rare, qui illustre le rapport sincère que Kyo entretient avec son public depuis ses débuts. Aujourd’hui, cette fidélité se mesure autant dans les salles combles que dans la transmission générationnelle de leurs chansons.

Et si la peur de l’oubli était bien réelle, elle semble désormais loin derrière eux. Avec un nouvel album à venir avant la Défense Arena, Kyo prouve qu’après le doute, la renaissance peut être encore plus forte.



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