The Voice : Tarik est "extrêmement surpris"

The Voice : Tarik est "extrêmement surpris"
TF1/ITV/Bureau 233

Seul artiste à faire de l'urbain, Tarik s'étonne d'être toujours en course.

Seul artiste parmi tous les talents de "The Voice" a faire de la musique urbaine, Tarik franchit pourtant allégrement chaque obstacle presque avec facilité. Sa force ? Mettre de l'émotion dans ses mots et dans son interprétation et ainsi convaincre son coach, Marc Lavoine, de l'emmener toujours un peu plus loin. S'il est le premier surpris, les téléspectateurs valident pourtant ses choix forts.

Dans un premier temps, peux-tu nous expliquer ce que sont vraiment les Cross Battles ?

En gros, c'est une espèce de combat Pokemon géant où les quatre coachs peuvent compter sur quatre talents. Nikos va demander à un des coachs d'en défier un autre en choisissant un talent. Les deux artistes vont ensuite faire leurs prestations chacun à leur tour. Et c'est le public présent sur le plateau qui va voter avec des télécommandes. Celui récolte le plus de voix accède aux demi-finalew. Nous, on a travaillé une chanson. Notre coach sait donc ce que l'on va chanter, peu importe contre qui on tombe.

C'est vous la choississez ou c'est le coach ?

Je ne sais pas pour tout le monde mais en ce qui me concerne, c'est moi qui ai décidé de la chanson. Et je n'ai pas choisi d'aller dans un autre registre. Je suis resté dans de l'urbain parce que c'est ce que je fais de mieux à mon sens. Pour être au maximum de mes capacités, il fallait que je choisisse un registre dans lequel je suis à l'aise et je pense que tout le monde a fait un petit peu pareil.

Il y a quand même un coaching ?

Oui. Il y a encore un coaching et on a pu travailler avec nos coachs sur la chanson et la prestation pour essayer de donner le meilleur de nous-mêmes. 

Tu peux donc tomber contre quelqu'un qui ne fait pas du tout la même chose que toi ?

Tout à fait. C'est pour ça que c'est important que les coachs aient une bonne stratégie. C'est ça qui est intéressant dans cette étape de l'émission.

Tu fais de la musique urbaine, es-tu surpris d'être arrivé si loin avec ce style, sachant que ce n'est pas forcément ce que l'on recherche dans une émission comme "The Voice" ?

Oui, évidemment, je suis extrêmement surpris. Pas forcément parce que je fais du rap ou du slam. Je suis surpris parce que je ne m'y attendais pas du tout. Mais je pense sincèrement que le rap et le slam ont tout à fait leur place dans l'émission et je ne pense pas que cela soit surprenant qu'un candidat comme moi aille loin dans l'émission. De mon côté, je ne pensais même pas passer les auditions à l'aveugle donc c'est hyper surprenant d'en être là aujourd'hui. Dans tous les cas, j'essaie de donner le meilleur de moi-même. Mais c'est une fierté, c'est une grande chance et j'en suis conscient.

Surtout que tu fais toujours des choix forts en termes de chansons...

Oui, j'essaye vraiment profiter cette vitrine qu'est "The Voice" parce que cela procure une énorme exposition pour véhiculer des messages forts. C'est en ça que "The Voice", pour moi, c'est un peu une victoire parce que je suis capable d'y faire passer des messages importants. Pour moi, c'est une réussite.

Oui parce que ta force réside dans l'interprétation. Est-ce que tu penses que c'est ça qui plaît ?

Peut-être. En tout cas j'essaie de faire passer des émotions et j'imagine que c'est sûrement ça qui doit plaire. Et puis, quand on est sur scène et c'est ce que font tous les candidats de cette année, c'est d'être soi-même, d'être sincère et je pense que c'est ça que recherche le public, de la vérité et des gens qui se donnent au maximum.

Tu dis que "The Voice" était une énorme vitrine, as-tu déjà des projets ou des propositions ?

Sincèrement non, mais je pense que je verrais ça un peu plus tard si ça arrive. Mais pour le moment, je préfère me concentrer sur l'émission et sur mon parcours dans l'aventure.

En tant qu'artiste, qu'est-ce que ça t'a apporté ?

Ça m'a apporté quelques conversations avec mes parents (rires). Je plaisante, les études c'est encore d'actualité. Non, ça m'a apporté beaucoup de confiance et tellement d'expérience. C'est clair que ce n'est pas anodin de monter sur la scène de "The Voice" comme ça d'un coup. C'est incroyable tout ce que l'on apprend sur scène avec la mise en scène, avec l'orchestre, avec notre coach. C'est plein d'expériences et d'apprentissages.

Le fait que ton coach ne fasse pas de rap, est-ce que ça t'apporte quelque chose de plus ?

Oui parce c'est justement parce qu'on a une vision différente des choses que ça m'apprend beaucoup. La rencontre de nos deux univers, ça fait qu'on a beaucoup de choses à se dire et Marc Lavoine a beaucoup de choses à m'apprendre. Mais il dit aussi qu'il apprend de nous donc c'est vraiment un échange entre nous et je pense que c'est comme ça qu'on parvient à découvrir de nouvelles choses aussi. C'est la rencontre de deux univers différents et je pense que tous les univers dans la musique pourraient coexister ensemble.

On dit que Marc Lavoine est assez sensible à la musique urbaine. Est-ce que tu le ressens ?

On en parle de temps en temps et Marc aime beaucoup le rap. C'est un passionné des mots et le rap c'est la nouvelle poésie donc c'est quelque chose qui lui parle énormément.

Propos recueillis par Grégory Curot



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